J’ai écrit ce texte – poème serait prétentieux ! - vers 1963-1964, d’un seul trait….
Trouver une correspondance avec la chanson de Claude Nougaro, « Armstrong » serait logique,
sauf que celle-ci a été commercialisée en 1965 ! 
Amusant, non ?!

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Rien n’est noir, rien n’est blanc.
Le gris s’est défoncé pour approcher le noir.
Le blanc s’est cassé, écœuré de la pureté.
L’écru ne pouvait plus passer son temps à s’éclaircir.
Moralité : l’aveugle n’a pas besoin de l’arc-en-ciel
pour être heureux.

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Le noir s’est délavé pour ne plus broyer de noir.
Le blanc s’est cru très pur. Mais il n’était pas net.
Alors il s’est cassé : il en est resté tout écru.
Moralité   : l’aveugle n’a pas besoin de 
l’arc-en-ciel pour y voir clair.

08-pa-StFlo-05

Le noir voulait être blanc
Comme le blanc qui hait le noir.
« Comment chanter comme le noir ? »
se disait le blanc.
« Simple ! » répondit le noir.
 Tu n’as qu’à avoir le noir »...
« Mais le blanc ne peut chanter
sans le mettre noir sur blanc... »
« Trouve un tableau noir et une craie blanche ! »
« N’oublie pas qu’une blanche vaut deux noires ! »
« Qu’en ferais-tu pauvre petit blanc ? »
« Arrête, ou je te fais les yeux au beurre noir ! »
« Vas-y toujours ! Tu n’y verras que du blanc... »
Le noir ne voulut plus être blanc
Comme le blanc qui imite le noir...
Moralité : l’homme le plus malheureux est le daltonien.
Il ne voit que du noir et blanc...
Morale de la morale : le comble pour un daltonien est d’acheter une télé couleur...