De l'utilisation du vocabulaire français
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La plupart des enfants, dès leur plus jeune âge, adorent entendre des histoires ! Bien sûr, les parents et/ou la famille, commencent toujours par des contes, des histoires inventées, des lectures de livres. Ce sont de "simples histoires".

Mais il arrive que certains gamins commencent à poser des questions sur la vie de papa et maman, de grand-père et grand-mère, de tata et tonton.... Et là, est abordée la "vraie histoire" !
Ce qui ne veut pas dire pour autant que l'histoire soit vraie !!^^ C'est aux parents de faire le tri, de dire ce que l'âge est susceptible d'entendre et de comprendre ! C'est aussi en fonction des "non-dits" des histoires familiales, des "lourds secrets" !
J'ai fait partie de ces quémandeurs !! Et à mon grand plaisir, tant mes parents que ma grand-mère maternelle se sont pliés spontanément à ces demandes.... enfin... quand je n'avais pas l'idée saugrenue de le faire quand ils étaient occupés à une tâche prenante !
Ainsi j'ai saoulé mon père sur ses deux évasions durant la guerre de 40 ! "Je te les ai déjà racontées dix fois !", un peu impatienté ! ... "Oui ! Mais je ne me souviens pas de tous les détails !! Allez, Papa !" ... Alors, je m'asseyais sur ses genoux, et ça repartait pour un tour, où, fascinée par le récit, j'en oubliais de mémoriser les fameux détails !!^^
Quant à ma grand-mère Augustine, dite Gustine, lassée d'être interrogée sur le nom des personnages des photos de son album, elle me répondait, d'une voix lasse et un peu agacée :
"Ma Nène, je m'en souviens plus ! Ce sont des cousins éloignés ! "

Faut dire que c'étaient des photos de militaires en Service National,
qui, traditionnellement, inondaient la parenté de leur photo en habit,
aussi varié que les divers régiments !




qui, un en émail usagé,
qui, une simple bouteille en verre...
On arrivait à la bâtisse sur le côté Est où se trouvaient au rez-de-chaussée, la "pièce à lait" et l'étable adjacente. Au premier et côté Sud, se situait le logement de la famille.
La pièce à lait, où nous attendions d'être servis, était une ancienne cuisine qui avait gardé son décor d'origine : coin évier avec quelques carreaux de faïence à fleurs bleues autour, placard mural, buffet rustique, vieille table et chaises paillées qui n'avaient plus connus le chiffon depuis des années. Le sol était encore en grossier carrelage bombé. Une pièce contiguë avait certainement servi de chambre.
Même adulte, j'aimais y aller jeter un coup d'œil et de nez : il y régnait une chaleur surprenante. J'en profitais pour bavarder avec le patron si la clientèle n'était pas encore arrivée.
Peu loquace, le visage carré et rougeaud, avec timidité, il voulait bien m'expliquer à petits mots, à courtes phrases, les différentes races, leur rendement annuel de lait, les soins et la nourriture, les difficultés de plus en plus grandes et le peu de bénéfice.
Il aurait fallu un peu s'agrandir et moderniser ; le fils avait préféré les études et un emploi stable, loin d'ici. Il ne pouvait pas l'en blâmer ; ainsi tout le monde était plus tranquille...
On sentait une amertume résignée, résumant une vie de rude labeur qui allait finir là, en fermant l'étable, la pièce à lait et la petite porcherie. Il garderait peut-être quelques poules et canards, louerait les champs ou les vendrait seulement si besoin était... sinon il garderait pour le « petit », qui en ferait ce qu'il voudrait.
Tout ce patrimoine si péniblement acquis, dont chaque are, chaque herbe était le témoin de souffrances, de suées, de sacrifices, qu'allait-il devenir ? Il se taisait et reprenait calmement la suite de la traite.
Ainsi donc, l'ancienne-cuisine-pièce-à-lait était un autre lieu de rencontre des villageois et le plaisir pour certains enfants d'y venir en petite bande. Mme Souchon, avenante et sympathique, maîtrisait les élans et les cris de ces oiseaux écervelés qui énervaient parfois la clientèle ou les vaches.
Devant la porte se trouvait un grand espace, ancienne aire de blé et qui, maintenant, servait de stationnement aux voitures.
La promenade à pied, l'attente patiente entre deux discussions et deux plaisanteries se perdaient petit-à-petit au profit de cet éternel "gain de temps" dont on ignore l'usage et le profit. Quant encore, certains ne restaient pas dans leur véhicule jusqu'au moment d'être servi !... "les premiers nouveaux sauvages".

Une fois, j'ai essayé de faire des fromages avec les faisselles en terre cuite de mon arrière-grand-mère. Ce ne fut pas une pleine réussite : il manquait un peu de sel et surtout d'un "secret" de fabrication qui les aurait rendus plus crémeux.


Je crois que j'ai un peu trop forcé sur la macro !!...
Et je ne sais toujours pas si c'est
une amanite phalloïde ou
un rosé des prés ?!! ^^

MERCIII à TOUSSSS pour vos bons voeux de Noël (MP, votre page FB, etc...)

Comme vous pouvez le constater, tout s'est bien passé...

.. Très bien passé...

... je dirais même mieux : très bien passé !...

.. Trop bien passé ??^^^^

L'essentiel ??.... Bien, très bien profiter du temps qui passe !!^^